06 juin 2008
Das perfekte bayerische Dinner - Le dîner bavarois (presque) parfait
En ce jour chargé d'histoire (6 juin... 1944... bataille de Normandie... les carottes sont cuites ... etc, etc...) je me joins à mes consoeurs bloggueuses du groupe franco-allemand des Knödels pour vous présenter dans le cadre de notre action commune, un billet à vocation culinaire.
D'ailleurs c'est bien connu : les grandes amitiés comme les solides réconciliations se scellent souvent autour d'un bon gueuleton !
(RrrrhhhoooRrrrhhhooo, M'ame Les joues roses, quel vocabulaire ! Ttt, ttt, ttt !)
Bref, notre but est aujourd'hui de vous faire partager une expérience alimentaire, biculturelle et (si possible) amusante.
N'ayant pour ma part connu aucun déboire dînatoire (n'est-ce pas Marion ?), je choisis donc de vous narrer ma plus cuisante (ha! ha!) déconfiture (ho! ho!) en terme de gastronomie bavaroise.
Ayant toujours été curieuse de découvrir les produits locaux lors de mes voyages, vous imaginez bien qu'habitant pour quelque temps l' Allemagne, je fais mes petites expériences ...
Après le jus de choucroute (qu'honnêtement je ne recommanderai même pas à mon pire ennemi), je me suis donc attaquée à ce monument mondialement célèbre qu'est la Münchner Weisswurst (prononcer "vourcht") (littéralement saucisse blanche munichoise).
Récente et heureuse propriétaire de deux magnifiques spécimens acquis chez mon boucher, je me rendais donc d'un pas alerte et pleine de bonne volonté chez mon maraîcher en quête du légume qui sublimerait mon boyau farci.
Quelle ne fût donc pas ma surprise lorsque secouée d'un fou rire inextinguible, ma charmante marchande des quatre saisons se mit à alerter toute la maisonnée afin qu'elle profite elle aussi de l'excellente question de la non moins hilarante petite française !
Et la boutique entière bien sûr, de s'esclaffer à son tour !
Le calme revenu j'appris enfin que ce fleuron de la gastronomie locale ne se déguste (et ce à l'exclusion de toute fioriture, sachez le vous aussi bande de béotiens) que chauffée (et non bouillie) à l'eau et accompagnée d'un Breze (prononcer "brèdze") et de süsse Senf ("zussezènf" moutarde douce locale un peu sucraille à mon goût mais bon, je suis dijonnaise alors il ne fallait pas s'attendre à ce que je m'esbaudisse non plus hein?!).
J'ai alors fait amende honorable et promis que j'allais aussitôt me procurer deux Breze pour accompagner mon fromage.
J'ai réglé mon brocoli, mes tomates et mes champignons et suis sortie en me demandant si je n'aurais pas du leur avouer que je comptais passer au grill leurs joyaux charcutiers ?!?
Moralité : n'hésitez pas à saupoudrer un brin de fantaisie sur vos bons vieux classiques, vous ne serez pas déçus!
Pour préparer de délicieuses et très académiques Weisswürste, je vous conseille donc d'aller voir ici. Vous pourrez également vous documenter là ou encore sur ce site très complet (mais tout en allemand). Enfin, aux plus téméraires, je ne saurai que recommander cette chanson tout à la gloire de notre fleuron local.
photo empruntée sur internet (je ne suis pas encore accro à ce point !)
Et pour cuisiner les Weisswürste à ma façon : faites les revenir à la poêle, et accompagnez les de tomates et champignons au four à la provençale et de haricots vert ou d'un peu de brocoli...
Viel Spass !
Amusez vous bien !
Mea culpa : au moment de publier mon billet je m'aperçois que le site tout en allemand propose quantité de recettes à base de Weisswurst sacrilège!!! . Je reconnais donc avoir été mauvaise langue !
19 avril 2008
Orient Express...
Certains se demandent peut-être si je ne suis pas partie en Chine... non, je suis bien là mais un peu lasse de ce printemps qui n'en finit pas d'arriver, je n'ai pas grand chose à vous montrer. Rarement le temps de toucher à une aiguille ces derniers temps et tout comme elle en ce moment, je suis plus souvent derrière mes casseroles que devant ma machine ! et encore plus souvent derrière mon volant, mais n'en parlons plus ou je risque encore de m'énerver!
La petite improvisation du jour, c'est ce potage Orient Express : un soupçon d'exotisme comme un souvenir de Chine dans ce bouillon parfumé destiné à l'origine à utiliser des restes de poulet rôti et des pattes de canard un peu cuites !
Potage Orient-Express
Pour 4 assiettes copieuses, il vous faut :
-1carcasse de poulet et 2 à 3 pattes de canard (environ : ajustez les quantités en fonction de la taille des pièces et de l'appétit de vos convives)
-du gros sel
-2 étoiles de badiane
-1 cuiller à café bombée de mélange 4 épices
-1 cuiller à soupe bombée de graines de coriandre
-3 branches de citronnelle détaillées en tronçons
-1 tour de moulin de poivre parfumé
-6 ou 7 gousses d'ail épluché
-2 petits piments secs (ou plus ou moins selon votre goût)
- 1 morceau de gingembre coupé en tranches
-un petit bouquet de coriandre fraîche
-des nouilles chinoises jaunes
-de l'huile de sésame
-3 oignons nouveaux (avec un blanc assez fin si possible, sinon ne pas utiliser ce dernier)
- 1 petit sachet de légumes chinois prêts à faire sauter.
Mettez tout dans une grande marmite à l'exception de l'huile, de la coriandre fraîche,des oignons et des nouilles qui serviront plus tard. Couvrez d'eau à niveau et mettez à mijoter à feu moyen à découvert jusqu'à ce que votre bouillon aie réduit de moitié. Couvrez. Laissez tiédir en infusant.
Égouttez les viandes et réservez sur une assiette, passez le bouillon au chinois (ha ! ha !) au dessus d'une casserole et dégraissez le, vérifiez l'assaisonnement. Vous pouvez jeter les aromates récoltées dans la passette.
Récupérez les chairs des viandes (avec les doigts, ça se détache tout seul) et jetez les os et les parties grasses.
Mettez votre bouillon clarifié à bouillir et plongez-y les nouilles. Lorsqu'elles sont cuites, retirez les à l'aide d'une écumoire et faites les sauter à feu vif dans un peu d'huile de sésame (ou d'arachide... le sésame donne une saveur orientale supplémentaire mais lorsque l'on en n'a plus comme moi aujourd'hui, l'arachide convient très bien). Réservez.
Coupez le feu sous le bouillon et mettez la viande en parcelles à réchauffer dans celui ci, ainsi que les oignons nouveaux détaillés en rondelles très fines. (la chaleur résiduelle du bouillon suffira à cuire ces fines tranches tout en préservant leur croquant).
Dans la même poêle qui vous a servi à faire sauter les nouilles, précipitez votre mélange de légume et faites le sauter à son tour à feu vif.
Hachez grossièrement un peu de coriandre fraîche et dressez.
Ci dessus, des photos avec deux exemples de dressages différents (j'avais d'ailleurs oublié ma coriandre... hum ! hum !).
Crédit photo pour les magnifiques image de Chine (car malheureusement mes pas ne m'ont pas encore guidée jusque là) Truffe et compagnie.
S'il vous reste du bouillon, vous pouvez fort bien le portionner et le congeler pour vous régaler de nouveau un autre jour...Bon appétit !












